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BAUDOUIN MOUANDA

 

Né en 1981, Baudouin Mouanda est un photogragraphe congolais basé à Brazzaville. Il travaille en série et ses thèmes de création sont variés et liés à son quotidien. Ces dernières années, il a créé des projets en rapport par exemple avec la sape, mais également le hip-hop, le mariage et les conditions climatiques à Brazzaville.

MOKE

 

Peintre congolais né en 1950 et décédé en 2001. Il vivait à Kinshasa, qu’il a peint toute sa vie. Considéré comme le père de la « peinture populaire zaïroise », son atelier se situait en plein centre-ville, au croisement des grandes avenues Kasa-vubu et Bolobo. Il s’est fait le chroniqueur de la vie quotidienne de la ville, en peignant de nombreuses scènes de marché, de rue, de buvettes, de nuit, etc., sur des toiles qu’il récupérait, comme des sacs de farine.

ISHOLA AKPO

Artiste photographe et multimédia béninois. Attaché à sa culture Yoruba, Nagô, et à ses traditions, Ishola Akpo prend son histoire personnelle comme point de départ de réflexions sur l’Histoire de son continent. 
Il travaille toujours en séries, qu’il alimente au gré de ses résidences à travers le monde, au fur et à mesure d’un travail de recherches documentaires important, et en enrichissant son travail photographique de techniques variées telles que la céramique, le tissage, le collage, l’installation, la peinture, etc.
En 2019, il expose au Musée de Ouidah, sa première grande exposition solo, intitulée "AGBARA Women", après 15 mois de résidence à la Fondation Zinsou, puis l’exposition "Studio Visit - Ishola Akpo" en 2023 au Lab de Cotonou. 
Plus récemment, il a été sélectionné pour le premier pavillon béninois de la Biennale de Venise qui aura lieu à partir d’avril 2024.

SAMUEL FOSSO

 

Photographe camerounais né en 1962, il vit et travaille à Bangui, en République centrafricaine. 

Travaillant comme apprenti dans un studio de photographie tenu par un Nigérian en 1972, il s’initie à la technique de prise de vue. 

En 1975, il ouvre son propre studio de photographie, avec pour devise pour ses clients : «Vous serez beau, chic, délicat, et facile à reconnaître ». C’est une des photographies prises dans ce studio à cette époque que nous voyons justement ici, décor en arrière-plan, un couple pose fièrement face au photographe pour immortaliser ce moment.

Dès 1976, il devient le modèle de ses propres photographies. Son œuvre commence alors à se déployer autour du thème de l’autoportrait. Dans ses photographies, il se met en scène, travesti et paré, incarnant différents personnages. Ses images, souvent organisées en séries, interrogent les clichés associés à l’Afrique.

SEYDOU KEÏTA

 

Né en 1921 à Bamako et décédé en 2001, Seydou Keïta est l’un des pionniers de la photographie malienne, dont les images, comme celles de Malick Sidibé, ont acquis une renommée internationale à partir des années 1990. Il ouvre son studio en 1948 à Bamako, chez lui, dans sa cour et met à la disposition de ses clients des accessoires (scooter, montre, poste de radio…), du mobilier et même des vêtements. Tel un peintre-portraitiste, il cherche à embellir ses clients de façon raffinée.

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JEAN DEPARA

 

Photographe d’origine angolaise né en 1928 en Angola et décédé à Kinshasa (République démocratique du Congo) en 1997. Il vivait et travaillait à Kinshasa. Ses photographies dressent un portrait de la société et de la vie nocturne zaïroise dans les années autour de l’indépendance. Il ouvre en 1956 son propre studio, le « Jean Whisky Depara », à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa). La journée, il réalise des portraits et le soir, il se fait le chroniqueur, par le biais de ses images, de l’atmosphère tumultueuse et fébrile de la nuit zaïroise dans les années autour de l’indépendance. Il fréquente les bars, les fêtes et les boîtes de nuit de Kinshasa. Il devient en 1954 le photographe officiel de Franco, maître de la rumba zaïroise. Ses photographies retracent l’engouement des jeunes Africains pour l’american way of life - les femmes posent sur des voitures américaines, les hommes s’habillent en cow-boy – mais aussi les rivalités vestimentaires des sapeurs de la jeunesse congolaise.

SANLE SORY

 

Photographe né en 1943 au Burkina-Faso, Il crée l’actuel studio Volta Photo en 1968. 

Comme beaucoup de ses confrères africains, il est un témoin et un acteur des années qui ont suivi l’indépendance de la Haute Volta en 1960. D’un œil amusé et nostalgique, il se souvient de l’âge d’or des studios (1965-1980) pendant lequel il a réalisé des milliers d’images en noir et blanc. A l’instar des photographes de la nouvelle génération, il est passé à la couleur dans les années 1980, sans abandonner ses décors peints sur toile qui ont fait sa renommée.

MALICK SIDIBE

 

Portraitiste et chroniqueur de la jeunesse malienne. Photographe malien né vers 1935 et décédé en 2016. En 1962, il ouvre son propre studio, le « studio Malick », à Bamako, dans le quartier Bagadadji. Son travail se situe dans la tradition des portraitistes de studio installés dans les grandes villes africaines. Mais au-delà des portraits en noir et blanc en studio, il a réalisé également des reportages dans les fêtes, les mariages et les soirées. Il s’est fait le chroniqueur de l’insouciance d’une jeunesse malienne qui découvre la musique européenne, danse le twist et part se baigner le dimanche dans le fleuve Niger.

OMAR VICTOR DIOP

 

Omar Victor Diop est un artiste sénégalais, né à Dakar en 1980. L’esthétique de ses œuvres se situe dans la tradition du portrait de studio, en utilisant parfois l’image de mode ou encore l’autoportrait pour construire ses séries. L’artiste travaille par séries, interrogeant des problématiques liées à la représentation de l’identité, et explorant les relations entre le continent Africain et l’Occident. 

 

Sa série « Le studio des vanités » est un ensemble de trente-neuf portraits de personnalités : journalistes, artistes, modèles, bloggeurs… 

Ses compositions sont le fruit d’un travail collaboratif avec chacune des personnalités photographiées : vêtements, accessoires et décors acquièrent une grande importance, car ils sont significatifs d’une affirmation identitaire. A travers cette série, l’artiste dresse le portrait d’une génération active sur la scène culturelle sénégalaise et africaine, où chaque portrait ancre le modèle dans une individualité qui lui est propre.

ZANELE MUHOLI

 

Photographe activiste non-binaire sud-africain.e. Indissociable de son militantisme au sein de la communauté noire LGBTQIA+, son travail photographique met en scène et célèbre à partir de 2006, dans Faces and Phases, les identités des gays, lesbiennes et transgenres noirs rencontré.e.s durant son voyage en Afrique du Sud. Depuis 2012, c’est iel-même qu'iel prend en photo, dans la série Somnyama Ngonyama, qui signifie « Salut à toi, Lion.ne noire » en zoulou, langue maternelle de l’artiste. Paré.e de multiples accessoires faisant référence à des personnages historiques ou à des expériences personnelles, sociopolitiques ou culturelles, avec une peau noire dont le contraste est volontairement accentué, Zanele Muholi donne une "réponse aux innombrables exclusions racistes", homophobes et politiques.

AÏCHA SNOUSSI

 

Artiste tunisienne née en 1989, elle vit en France. Très attachée à la pratique du dessin, Aïcha Snoussi quitte parfois la surface du papier pour s’exprimer par la gravure et sur d’autres matières telles que les murs, la pierre, les os, et créer des installations d’envergure. Elle manie le crayon et fait apparaître des motifs protéïformes dans lesquels on peut reconnaître organes du corps humains, machines, végétaux, calligraphie arabe… Dans l’oeuvre Anticodexxx, elle tente de remettre en cause le savoir universel en prenant le symbole d’un cahier d’écolier, premier support de notre rapport au savoir, et en le déconstruisant pour créer l’encyclopédie de l’anti-savoir, celle du savoir en dehors des normes des corps, de la binarité, du pouvoir, de la colonialité, de l’hétéronormativité, du langage. C’est en puisant dans les imaginaires des cultures queers, féministes et décoloniales, qu’elle crée des fictions qui relatent d’autres possibles.

SEYNI AWA CAMARA

 

Sculpteur sénégalaise née vers 1945. Elle vit et travaille en Casamance, au Sénégal. Elle modèle en argile des créatures humaines et animales imaginaires de petites et grandes dimensions. Elle apprend la pratique du modelage en argile auprès de sa mère potière.  Les pièces sont modelées dans l’argile et cuites à basse température, en plein air, dans la cour de sa maison. Seyni Awa Camara transcrit en trois dimensions ses propres visions du monde, inspirées par ses songes. Elle décline tout un peuple de personnages hybrides ou chimériques, abordant en grande majorité les questions de la maternité et de la fertilité. Sa pratique possède un caractère sacré : elle a été initiée à son art par les génies de la forêt.

ROMUALD HAZOUME

 

Artiste béninois né en 1962. Il vit au Bénin. Ses thèmes d’inspiration sont en lien direct avec son pays et ses multiples facettes, entre tradition et modernité, modèles ancestraux et pratiques contemporaines. Ses créations n’obéissent pas à une structure uniforme et explorent différentes voies d’expression : peintures reprenant les signes du Fâ qu’il trace à la surface de la toile (cercles, points, croissants, flèches, serpents…) et traduisant la conception du monde des Yoruba ; masques réalisés à partir de bidons en plastique utilisés pour contenir de l’essence de contrebande « kpayo », photographies, installations… Il se définit lui-même comme un « Arè », un artiste Yoruba itinérant qui diffuse la tradition au fil de ses pérégrinations. 
l a été le tout premier artiste à exposer à la Fondation Zinsou à Cotonou, lors de son ouverture en 2005. Dix ans après, en 2015, il fut réexposé à l’occasion de l’anniversaire de la Fondation Zinsou, dans l’exposition intitulée "Romuald Hazoumè - Arè".
En avril 2024, il est l’un des artistes sélectionnés pour le pavillon béninois de la Biennale de Venise.

ESTHER MAHLANGU 

 

Artiste sud-africaine née en 1935. Elle fait partie de la communauté de Ndebele dans le Gauteng, situé au nord de Pretoria. Le patrimoine artistique s’y transmet de mère en fille : colliers de perles et peintures murales sont exécutées exclusivement par les femmes Ndebele. Ces ornements muraux ne sont pas que décoratifs, ils sont également des symboles de résistance des Ndebele durant la guerre des Boers.

Bien que s'inscrivant dans une tradition culturelle ancestrale, Esther Mahlangu a radicalement changé les médias et les techniques utilisés. L'artiste, en plus d'utiliser des pigments et des couleurs industrielles, a appliqué ces lignes et ses motifs géométriques sur des supports nouveaux, des sculptures, des céramiques, des automobiles et même des avions.

GEORGE LILANGA 

Artiste tanzanien né en 1934 et décédé en 2005. Ses peintures et sculptures aux couleurs vives et franches reprennent les grands mythes de la culture makonde que l’artiste réinterprète et mêle aux réalités contemporaines. Avec un style très reconnaissable, George Lilanga anime ses peintures et ses sculptures d’une effervescente population d’être mi-humains, mi-imaginaires : le shetani ; ces créatures  généralement malveillantes, participent à la vie des hommes de manière mystique.

FRÉDÉRIC BRULY BOUABRÉ 

 

Artiste ivoirien né vers 1923 et décédé en 2014. Suite à une révélation, il développe une entreprise à vocation universelle de transcription du monde qui l’entoure. Ce travail se traduit notamment par l’invention de l’alphabet bété et par une série de plusieurs milliers de dessins de petit format associant image et écriture. Le 11 mars 1948 se produit en effet dans sa vie un événement majeur : il reçoit une révélation et devient « Cheik Nadro : celui qui n’oublie pas ». A partir de cet instant, il assume son rôle de prophète, chargé de délivrer au monde un message. Par la transmission de la connaissance, il se fait le messager et le révélateur de représentations, de sagesses et de conceptions jusque-là ignorées. Cet ensemble de dessins présenté sur papier calque est unique car l’artiste exécute généralement ses dessins sur des feuilles de papier cartonné au format d’une carte postale (ces cartons sont généralement des emballages de mèches de cheveux artificiels qu’il récupère et sur lesquels il dessine à l’arrière).

LYNDI SALES

 

Artiste sud-africaine née en 1973, Lyndi Sales explore diverses techniques telles que le dessin, la découpe laser, la broderie, afin d’offrir aux visiteurs des « visions nouvelles, voire un monde utopique » et percevoir la réalité dans son entièreté. A place where I found moments of ... : Catacomb dream map, est inspiré d’un rêve fait suite à une visite des Catacombes de Paris qui a emporté Lyndi Sales « vers un monde nouveau d’utopie, de connectivité, d’amour, de tristesse et d’abandon » qu’elle brode à la main, telle une cartographie.

JOËL ANDRIANOMEARISOA

Né en 1977 à Madagascar, Joël Andrianomearisoa vit et travaille entre Paris, Magnat-l’Etrange et Antananarivo. Les récits poétiques de Joël Andrianomearisoa trouvent leurs formes dans des médiums et matériaux divers tels qu’installations, sculptures, oeuvres textiles, papiers, écritures, dessins... En 2017, la Fondation Zinsou a donné carte blanche à l’artiste Joël Andrianomearisoa sur l’ensemble de ses sites. « Il est question de sentiment, de désir, du monde, de notre temps, d’une rencontre, un jour ou pour toujours, d’un départ, d’un voyage, d’un avant et après. » L’oeuvre Le Poème du Bien-aimé se situait dans l’acte 3 de l’exposition SUR UN HORIZON INFINI SE JOUE LE THÉÂTRE DE NOS AFFECTIONS, à Ouidah, elle était présente à la toute fin de l’exposition, comme pièce finale, et symbolise l’absence. L’artiste a souhaité puiser pour ce projet dans les savoirs locaux. Il s’est inspiré des femmes potières de Sè au Bénin. Et le son, diffusé au sein de l’oeuvre, est un morceau de Jeanne Moreau et Maria Bethania intitulé "poema dos olhos da amada"

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