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ICI

Chloé Afiavi Quenum

Dans le cadre de sa résidence, Chloé Quenum poursuit une réflexion débutée à la Biennale de Venise en 2024, en écho à la restitution des trésors du Dahomey par la France au Bénin.

Elle s’est alors plus particulièrement intéressée aux instruments de musique du Dahomey, conservés dans les réserves du Musée du Quai Branly.

 

À Venise, l’artiste avait suspendu un orchestre silencieux d’instruments en verre. 

À Ouidah, elle prolonge cette recherche en donnant forme à ces mêmes instruments, en argile, en s’inspirant de la technique traditionnelle de poterie de Sè.

 

Installées au Jardin d’Essai, ces œuvres deviendront du mobilier et formeront une exposition permanente, invitant le public à se les approprier dans leur quotidien.

 

Ce projet s’inscrit dans le cadre de "Inspiration Bénin - au Cœur des Mondes Africains", un programme de résidences de l’Ambassade de France au Bénin, en lien avec MansA – Maison des Mondes Africains, l’ADAC, et mis en œuvre par l'Institut français du Bénin.

Ouidah. 

 

Bénin.

Un jardin. 

 

Depuis vingt et un ans. 

Depuis quatre mille ans. 

Depuis toujours. 

 

Un jardin où se murmurent des histoires de botanique, de patrimoine, d’archéologie, d’art, de mémoire...

Nommé Jardin d’Essai, il existe pour le public. 

 

On y découvre des plantes d’ici et d’ailleurs, d’aujourd’hui comme d’hier.

On y expérimente.
On y veille.
On y préserve des fragments d’Histoire. 

On s’y inspire.
On s’y repose.
On y imagine le futur. 

On y partage. 

 

De artistes y déposent leurs regards.
Ils y installent des parts de leurs réflexions, de leurs visions, de leurs récits, de leurs sensibilités.
Les matières qu’ils affectionnent deviennent oeuvres d’art. 

 

Toujours dans le respect de la nature et de la mémoire. 

 

Ce jardin s’active avec la charge du passé
et ne cesse de s’enrichir de questionnements du présent. 

 

Aujourd’hui.


Une artiste.

Chloé Afiavi Quenum. 

En résidence au Jardin. 

 

La matière qu’elle choisit d’apprivoiser est celle de la terre.
Un choix qui résonne avec le territoire.
Un choix guidé par son attachement aux savoir-faire traditionnels. 

Un choix qui nous relie tous, de par le monde. 

 

Alors, toute l’équipe l’accompagne dans sa démarche.
Un four est construit sur place, adapté à l’échelle des objets qu’elle imagine : du mobilier, des assises destinées au public.
Un artisan céramiste venu de Sè, est invité. 

Partage. 

 

Modelage. 

Engobe. 

Cuisson. 

 

Sensations. 

Matérialité. 

 

Expérimentations. 

Premières fois. 

 

ICI.


Un titre. 

Un projet qui démarre lors de la Biennale de Venise en 2024 avec l’oeuvre intitulée L’heure bleue

 

En écho à la restitution des trésors du Dahomey par la France au Bénin, Chloé Afiavi Quenum se pose la question des autres objets restés dans les réserves du Quai Branly. 

 

Elle s’intéresse plus particulièrement aux instruments de musique. 

Objets du quotidien, pas si anodins.
Elle les sélectionne pour dessiner une géographie. 

 

Nord. 

Sud. 

Est. 

Ouest. 

 

Dahomey. 

 

Musiques variées.
La musique comme Trésor. Aussi. 

Musique.
Lien avec l’Autre. 

Circulations. 

Échanges. 

 

Patrimoine. 

Richesse. 

 

Ces instruments ont des formes simples : bois, peaux, métal. 

Mais sophistiquées. 

 

Et pourtant silencieux. Là-bas. 

Un silence trop présent. 

 

À Venise, l’artiste forme alors un orchestre suspendu, privé de voix. 

Un orchestre de verre. 

 

Matière précieuse, matière commercialisée. 

Échangée autrefois contre des êtres humains. 

Traite.
Dignité. 

 

Matière opaque. 

Réappropriée. 

 

Cet orchestre, elle le dispose entre deux baies vitrées. 

 

Vitres floues. 

Verre colonial. 

 

Présence à la fois physique et fantomatique.

 

Lourde et légère.

Reflets. 

 

Aujourd’hui. 

Changement d’échelle, de technique. 

 

Présence du lieu. 

 

Ouidah. 

 

Retour. 

 

Vie. 

 

L’artiste invite les enfants des écoles environnantes à découvrir ces instruments, comprendre leur absence. Et leur retour. 

 

Ensemble, ils recréent les décors d’aujourd’hui, inspirés de ceux d’hier. 

 

Elle invite aussi des musiciens. 

 

Pour raconter les instruments absents. 

Pour faire entendre des sons.
Les Voix. 

 

Elle raconte la terre.

Les gestes.
Le savoir-faire. 

 

L’Histoire. 

Les gens. 

 

Elle restaure.

Et redonne vie. 

Nouvelles histoires. 

ICI. 

 

​Sophie Douay

"Le titre Ici renvoie pour moi à l’idée de rendre les objets à leur territoire. Ils étaient au Bénin, ils ont été conservés au Quai Branly, puis présentés à Venise sous une autre forme, et ensuite ils repartent au Bénin avec encore une forme complètement différente, fabriqués avec la terre locale et décorés par une nouvelle génération d’enfants. Il y a l’idée de réintégrer un site qui est le leur."

Chloé Afiavi Quenum

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